Prévoyance : la Ville de Paris se contente du minimum : c’est insuffisant et injuste !

Prévoyance, la Ville de Paris se contente du minimum : c’est insuffisant et injuste !

À compter du 1er janvier 2027, tous les agents de la Ville de Paris seront couverts par un contrat de prévoyance obligatoire, confié à CNP Assurances. Mais la Ville a choisi d’appliquer le minimum prévu par la réglementation, sans chercher à améliorer la protection des personnels. Pour la CGT, ce choix n’est pas à la hauteur des besoins des agents.

Prévoyance et mutuelle : quelle différence ?

La prévoyance ne remplace pas la mutuelle santé :

  • La mutuelle rembourse une partie des frais de santé : consultations, médicaments, hospitalisation, etc. Elle peut aussi couvrir les conjoints et les enfants ;
  • La prévoyance intervient lorsque l’agent est confronté à un arrêt de travail, une invalidité, une inaptitude ou un décès. Son rôle est de compenser une partie de la perte de revenus lorsque le salaire n’est plus intégralement maintenu.

Un contrat au rabais. Le dispositif retenu par la Ville prévoit :

  • Un maintien de salaire à 90 %, alors que la CGT revendique 95 % ;
  • Une prise en charge à 100 % de la cotisation uniquement pour les agents dont la rémunération est inférieure à 1 950 € bruts par mois ;
  • Pour tous les autres agents, la Ville ne financera que 50 % de la cotisation.

Or, ce seuil de 1 950 € bruts est particulièrement bas. À titre d’exemple, un agent rémunéré au SMIC (1 867,02 € bruts) percevant l’IFSE minimale de 200 € atteint déjà 2 067,02 € bruts par mois. Concrètement, la très grande majorité des agents devra donc payer une partie de sa prévoyance. Pour la CGT, cette situation est à la fois insuffisante et injuste.  

<< Suite dans le tract

J’adhère à la CGT